vendredi 22 février 2008

Extrait final " L'amour au temps du Viagra"

" Je zappe devant la télé … Les images et les nouvelles défilent … Britney Spears, modèle pour toute une génération, embrasse Madonna durant un concert … Paris Hilton, autre modèle pour plusieurs jeunes filles, se laisse filmer par son copain pendant qu’elle lui fait une pipe et la vidéo se retrouve « accidentellement » sur l’Internet … À l’émission BAISE-MAJESTÉ, on demande à Louise Forestier : « Qu’est-ce que vous aimez ? ». Ses yeux s’allument et elle répond sans hésiter : « La sodomie » … A TOUT LE MONDE EN PARLE, on demande à Pierre-François Legendre, comédien de la série LES INVINCIBLES, si le jeune homme moderne est fidèle. Il prend un air étonné et répète le mot à plusieurs reprises, comme s’il n’avait aucune idée de sa signification. La foule rigole un bon coup … Après minuit la fin de semaine, la télé nous inonde d’entrevues avec les stars du X et fait la promotion de sites Web pour adultes … Sur les chaînes anglaises, on annonce le site http://www.ashleymadison.com/ qui offre aux gens mariés ou en relation exclusive la chance d’aller butiner ailleurs en toute discrétion … À toutes les chaînes, on nous présente des publicités vantant les bienfaits du Viagra …

L’hédoniste que je suis ne peut que se réjouir de vivre à une époque où le plaisir est ainsi exalté et où de telles possibilités s’offrent à lui.

En ce sens, je trouve que l’on vit vraiment « une époque formidable » (pour citer Reiser, mon bédéiste favori). Mais devant toute ces tentations, je ne peux m’empêcher de souhaiter bonne chance à ceux et celles qui cherchent une relation stable, exclusive et durable …

lundi 11 février 2008

Extrait du roman : "Memoires d'un hedoniste : L' Amour au temps du Viagra"

" ... Les implications de cette nouvelle capacité de bander sur commande laissent rêveur … et pas seulement pour moi, mais pour l’ensemble de mes congénères masculins. Quand on y pense, ce n’est pas seulement l’impuissance que le Viagra combat, mais aussi LA CULPABILITÉ reliée à l’infidélité (et donc ses manifestations physiques, comme l’impuissance temporaire) … Bien qu’on ne semble pas en parler autant qu’on le fît à l’époque de l’arrivée de la pilule anticonceptionnelle, je soupçonne que le Viagra aura un effet tout aussi révolutionnaire sur les mœurs de l’homme moderne … On a qu’à s’arrêter pour y penser un peu :

Désormais, plus besoin de craindre les pannes temporaires dues à la culpabilité d’avoir trompé sa partenaire ! Une petite pilule bleue et HOP ! Madame ne soupçonnera rien !

Même chose pour tous ces hommes dans la quarantaine aux prises avec le démon du midi et qui jusqu’à maintenant résistaient à la tentation de sauter la jeune stagiaire de peur de ne pas être à la hauteur ! Une petite pilule bleue et HOP ! On peut la baiser aussi bien que le ferait son petit copain de 20 ans !

Ah ! Elle est maintenant révolue l’époque où on pouvait parler de la sagesse des hommes de cinquante ans et plus (qui n’étaient sages que parce qu’ils avaient arrêté de penser avec leur queue fatiguée). Désormais, grâce au Viagra, ils peuvent mettre la sagesse de côté et prolonger les comportements adulescents jusqu’à 75 ans s’ils le désirent !!

Ha ! Heureuse époque vraiment que celle où nous vivons et qui nous permet de profiter le plus longtemps possible des « heureuses années de nos plaisirs ».

Quoique les implications au niveau du couple laissent songeur …

Au niveau de mon couple à moi, cela me permettait enfin de faire l’amour avec Catherine sans craindre que les manifestations de ma culpabilité puissent affecter ma « performance » … Paradoxalement, ma culpabilité était accrue du fait que j’avais choisi de ne pas lui avouer que je prenais du Viagra. Complètement absurde, quand on y pense ! Mais je me disais que je n’en prendrais que temporairement, alors je ne voyais pas vraiment la nécessité de le lui avouer … "

dimanche 27 janvier 2008

Extrait du roman "Memoires d'un hedoniste : L' Amour au temps du Viagra"

" ... On pourrait m’accuser ici de me cacher de façon irresponsable derrière mon profil astrologique pour justifier mon comportement. Je m’empresserais toutefois d’ajouter que je ne trouve dans l’astrologie qu’une partie d’explication. Et puis, en matière de séduction, a-t-on vraiment besoin d’expliquer quoi que ce soit ? L’essentiel est d’ASSUMER ce que l’on est, chose que je n’avais pas appris à faire à l’époque. S’il eut vraiment fallu que je me justifiasse, j’eusse plutôt mis en cause un brin d’opportunisme combiné à une bonne dose d’hédonisme et au désir de profiter « de ces heureuses années de nos plaisirs qui ne sont que trop courtes », comme le disait si bien le Marquis de Sade.

Et puis il faut bien dire que nous vivons actuellement à une époque qui permet à TOUS, hommes et femmes, de faire maintes fois le tour du « buffet » avant de se fixer sur un choix définitif, quitte à changer de « menu » en cours de route. À l’époque de nos parents et grands-parents, des pressions sociales se faisaient sentir sur les jeunes gens qui n’étaient pas encore mariés à 20 ans, alors qu’aujourd’hui, c’est pratiquement l’inverse qui se produit et on regarde d’un drôle d’œil quiconque se « case » sans avoir bien profité de ses années de liberté. Et puis, qu’on le veuille ou non, il faut bien avouer que des valeurs telles que la fidélité et la longévité ont pris aujourd’hui un tout autre sens.

A notre époque où toute une génération de jeunes « Tanguy » collent le plus longtemps possible chez leurs parents et prolongent leur adolescence jusque dans la trentaine avancée, les femmes qui aux premiers sons du tic-tac de l’horloge biologique commencent à chercher frénétiquement un partenaire potable doivent de plus en plus se résigner à chercher auprès d’hommes beaucoup plus vieux qu’elles, les autres étant encore trop occupés à faire le tour du « buffet ».

J’étais à l’époque dont je vous parle un de ces « butineurs». C’est pourquoi je ne saurais trop conseiller à celles qui seraient tentées d’interrompre ici leur lecture par indignation de refréner cette impulsion fort compréhensible et de poursuivre leur lecture, car rarement auront-elles l’occasion de lire une description aussi candide des travers et manipulations d’un digne représentant de ces « commitmentphobic » qui refusent tout engagement …

À lumière de ces faits, je poursuis mon récit …

L’aventure avec Catherine avait débuté deux an plus tôt. Elle était vérificatrice au même ministère que moi et nous travaillions dans le même édifice. C’était une grande brune élancée qui s’habillait avec goût et qui avait une voix envoûtante et grave ... "

VOUS VOULEZ EN LIRE PLUS ? Faites-moi parvenir vos coordonnees et je vous envoie le roman complet ...